La Victory de mon père…

Aujourd'hui est une belle journée dans les environs d'Avignon...

... mais non rassurer vous !

Vous êtes bien sur le Blog Rouge Turbo : le seul blog de restauration d'une Super 5 GT  Turbo qui ne parle que de tout autre chose...

D'ailleurs même si les titre et lieu de cet article sont proche du récit de Marcel Pagnol "La Gloire de mon père"  (NDLR : peut-être un des seul livre que j'ai réellement réussi à lire), il ne s'agit pas la d'une mauvaise traduction anglaise.

"La Victory de mon père" est bien la nouvelle moto qui remplace l'ancienne Yamaha 900 TDM (vu dans ce blog dans les articles relatant mon tour de Corse en 2012).

Victory Boardwalk
Victory Motorcycles USA
Victory Boardwalk
Mon père sur sa Victory Boardwalk

Essai de la Victory Boardwalk :

Nous sommes Dimanche 30 juin matin, Papa sort la Victory pour aller faire une course et me lance : "Sors le dragstar de ta mère je vais te faire essayer la Victory a mon retour."

Damned pas de chance, pas le choix, je vais devoir tester une grosse moto puissante ce matin... 🙂 Pour que vous puissiez juger du malheur qui s'abat sur moi, voici quelques photos de la bête lors de la séance d'essai.

Victory Boardwalk
Vue latérale Victory Boardwalk
Victory Boardwalk
Vue latérale côté échappement de la Victory Boardwalk
Victory Boardwalk
Vue arrière du feu moderne de la Victory Boardwalk

Première impression sur la route ?

 

Victory Boardwalk
Au guidon de la Victory Boardwalk, paré pour la route

La prise en mains est facile et on ne sent pas les 307 kg de la bête.  La garde au sol est basse cela doit aider.

Il faut rester concentré : 106 ch et un couple de voiture sportive entre les jambes, on va y aller doucement avant d'envoyer.

Le moteur à beaucoup de couple et est plein à tous les étages. Avec ses 1731cc on pourrait imaginer un manque de souplesse mais il n'en est rien.

La route devient sinueuse et on se prend à rouler lentement sur le couple dans les courbes. En revanche je trouve l'équilibre délicat mais peut-être est-ce du au large guidon plat.

Toujours est il que le moteur reprend sur tous les rapports et avec une grande vigueur bien que les "gamelles" cognent un peu en reprenant en 5 et 6ème à 50 km.

Du coup pour un train de route balade la 4ème et la 5ème sont suffisante...

L'amortissement est très confortable et on n'est jamais brusqué sur cette moto. La transmission par courroie est en cela un plus.

En fait malgré sa puissance, cette moto n'incite pas à rouler vite. D'ailleurs mon père, réussissant à me suivre en 125cc Dragstar ne dira pas le contraire...

 

Quelques détails sur ce modèle

Il s'agit d'une Victory Boardtalk de 2013.
Le moteur fait 1731 cc de cylindrée et le couple 144 Nm (à titre de comparaison ma 106 Diesel fait 98 Nm pour 1527cc).

La transmission se fait par courroie comme sur les Harley-Davidson.
Au niveau châssis la moto pèse : 307 kg à sec et dispose d'une garde au sol de 120 mm

Les sacoches arrières sont des accessoires de la marque, ainsi que le sisi barre.

Bon bin pressé de remonter dessus.
J'ai pas eu la chance de pouvoir la comparer à une légendaire Harley mais déjà je peux vous assurer que prendre la route avec une Victory comme cette Boardwalk cela procure...
comment dire...

Un sentiment de gloire !!!

Victory Boardwalk
Vue avant Victory Boardwalk
Victory Boardwalk
Vue 3/4 arrière avec les sacoches et le sis barre monté en accessoire sur Victory Boardwalk

Essai Yamaha Dragstar 1100 de 2005

A l’occasion du déménagement des parents d’un copain, « mission » m’a été donnée de faire le convoyage de la moto du Papa.

Mission somme toute intéressante puisque que j’ai toujours eu une grande attirance pour la référence du genre qu’est la mythique Harley Davidson – Road King.

La moto en question est une très belle Yamaha Dragstar 1100cc de 2005 dans une livrée bi-ton bronze et noir très élégante.

Et justement, regardons de plus prêt :

J’ai sous les yeux un exemplaire agrémenté d’un certain nombre d’accessoires indispensables. La couleur bi-ton bronze et noir métallisé, elle aussi, me semble peu commune.

Vue des chromes de la Yamaha DragStar 1100
Vue des chromes de la Yamaha Drag Star 1100

En s’approchant du DragStar 1100 pour la première fois, ce qui en impose tout de suite, c’est la qualité des matériaux et de l’assemblage.

La finition du bloc moteur en noir mat n’y est pas étrangère mais on trouve aussi du chrome, du chrome, et encore du chrome, jugez plutôt !

Tout cela respire la solidité et le sérieux. Mais est assez classique sur ce type de moto.

Sacoches et SiSi barre sur Yamaha Dragstar
Pare brise, sacoches et sisi barre sur Yamaha Dragstar

Sur cet exemplaire, voici les accessoires « aftermarket » installés :

  • Sacoches à l’arrière (bien pratique),
  • Grand pare brise,
  • Casquette de phare,
  • Sisi barre,
  • Marches pieds et commande de vitesses inversée

De l’équipement de tourisme quasi obligatoire quand on fait de la route.

En revanche au chapitre des manques, vous remarquerez très vite l’absence de de jauge a essence !! Peut-être une façon d’oublier le prix exorbitant du carburant (malgré la future généreuse réduction que nous promette les politiques).

Pas de pare-carter non plus, et, au vu des magnifiques chromes du moteur, va pas falloir se manquer dans les manœuvres lentes…

1er étape prise en main de la moto :

Après avoir chargé quelques menus cartons et meubles dans les camions de déménagement, l’heure est venue de s’installer et prendre en main « la bête » pour le convoyage.

Je rappel qu’ormis le « puissant » Yamaha Dragstar 125 de ma mère, c’est ma grande première sur un « gros V-twin » routier.

Moteur V-Twin de Yamaha 1100cc Dragstar de 2005
Vue moteur et cache filtre à air de Yamaha DragStar 1100 de 2005 (photo de Juju)

La moto pèse dans les 280 Kg tout plein fait… …et pour le coup j’embarque l’ami Juju en passager !
C’est peut-être aussi à ce moment que l’absence de jauge à essence se rappellera à vous : « et si il fallait la pousser…? »

Pourtant, en montant dessus et à l’arrêt, le poids de la moto est très vite oublié grâce à un centre de gravité qui semble très bas.

Autre détails génant à mon gout : les rétroviseurs ! Habitué aux rétros fixés sur le carénage de ma Suzuki, les rétros « mobiles » (fixés sur le guidon) me gênent…  Et puis ceux la ne sont pas faciles à régler.

Essai sur route du Dragstar ?

Essai route du Yamaha 1100 Dragstar (votre serviteur en action !)
Essai route du Yamaha 1100 Dragstar (votre serviteur en action !)

Nous avons la chance, par cette belle journée d’été, d’effectuer un parcours de 35 km réparti entre ville, autoroute et départementale.

Tout d’abord, en ville, c’est un « virile monde de douceur » qui vous attend !
Le couple sympathique permet de rouler tout doux mais d’envoyer la sauce quand c’est nécessaire. Il y a un petit temps de réponse quand même (Je me demande si c’est du à l’injection ? car le DragStar est catalysé). Je reste dubitatif sur l’équilibre à basse vitesse qui demande un guidonnage musclé pour garder le cap !

Point positif la moto est très « coupleuse » et dans les embouteillages de Béziers, il y a pas besoin de passer les rapports.

N’oublions pas que le tempérament de la moto n’est pas sportif du tout. Nous sommes vraiment sur une moto de balade à déguster avec votre bien aimer (malheureusement pour moi ce jour là, même si mon passager affiche une certaine sensibilité, il fait quand même 1,90m pour environ 90 km…)

Après la séance photo, direction l’autoroute pendant une vingtaine de kilomètres pour se faire une idée des qualités routière du DragStar.

La encore, tout ce fait en douceur. Le grand pare-brise protège bien et je ressens peu de remous. Les reprises sont franches, permettent de se sortir des situations de dépassement avec vigueur. La tenu de cap en vitesse de croisière et parfaite.

Yamaha 1100 Dragstar 2005
Yamaha 1100 Dragstar 2005

En revanche, si la vitesse de pointe est vite atteinte, la moto n’a que très peu d’allonge. difficile de tirer au dessus de 140 et donc impossible de suivre une magnifique 911 Carrera 4S sur l’autoroute ce jour là.

Enfin la route, roulante mais sinueuse et semi vallonnée.
C’est la partie de route que j’attendais le plus et pourtant, mais pourtant, impossible de pencher cette moto correctement et d’avoir des trajectoires sécurisante.
Il faut dire que la sous-virage dès les premiers enroulement m’a dissuadé, en cela aidé peut-être, par l’appréhension du poids et la limite d’angle engendré par ce type de moto.

 

Monograme Yamaha Dragstar 1100
Monograme Yamaha Dragstar 1100

Pour conclure :

Je trouve cette moto superbe esthétiquement, facile a prendre en main et a conduire.

C’est plus une reine de l’autoroute que de la route, mais  à vitesse modérée, avec son confort géniale, elle permet de partir en ballade et de se faire vraiment plaisir.

 

Les caractéristiques du DragStar 1100 :

Mécanique : Châssis : Dimensions et poids :
  • Moteur(s) bicylindre en V à 75°, 4 temps refroidi par air Distribution 1 act, 2 soupapes par cylindre
  • Cylindrée 1 063 cm³ (95 X 75 mm)
  • Puissance max. 62 ch à 5 750 tr/min ch
  • Couple max. 8,7 mkg à 2 500 tr/min
  • Alimentation 2 carburateurs Mikuni Ø 37 mm
  • Embrayage multidisques en bain d’huile
  • Boîte de vitesses à 5 rapports
  • Transmission par arbre et cardan
  • Cadre double berceau
  • Suspension avant fourche télescopique Ø 41 mm – débattement 140 mm
  • Suspension arrière mono-amortisseur – débattement 113 mm
  • Frein avant 2 disques Ø 298 mm, étriers 2 pistons
  • Frein arrière 1 disque Ø 282 mm, étrier 2 pistons
  • Roue avant 130-90-16
  • Roue arrière 170-80-15
  • Empattement 1645 mm
  • Hauteur de selle 710 mm
  • Poids à sec 274 kg
  • Réservoir 17 litres

Galerie photos :